« Il est sain et nécessaire que nous tournions de nouveau le regard vers
la terre et que, dans la contemplation
de ses beautés, nous laissions surgir en
nous l’émerveillement et l’humilité ».
Rachel CARSON, Printemps silencieux
Une simple fleur poussant entre deux pavés ou le cheminement d’un escargot suffisent à fasciner un jeune enfant. La capacité d’émerveillement est innée chez l’enfant, mais tend à s’effacer à l’âge adulte. Et si nous nous laissions guider par leur regard neuf pour réapprendre à contempler et à célébrer les petits miracles du quotidien ?
L’émerveillement se définit par un sentiment positif de surprise admirative, il est lié aux notions de joie et de curiosité, d’enchantement. Rachel CARSON dit que « Pour que l’enfant garde sa faculté innée d’émerveillement, il a besoin de la compagnie d’au moins un adulte avec qui partager son expérience, avec qui redécouvrir la joie, l’intérêt et le mystère du monde où nous vivons ».
La Nature est une source d’émerveillement pour les enfants. Les adultes, souvent moins sensibles, peuvent redécouvrir le monde en s’arrêtant et en observant l’environnement extérieur. Cette capacité de pleine conscience se perd à l’âge adulte au profit de la maîtrise, la compréhension, l’analyse et le contrôle.
Que l’on vive en milieu urbain ou à la campagne, la Nature environnante est une source constante de découverte. Même une simple fleur poussant miraculeusement entre deux pavés peut être une source d’émerveillement, à condition de prendre le temps d’y prêter attention. Le déplacement d’un escargot, la croissance d’une plante, la course des nuages dans le ciel, la marée qui monte et qui descend sont autant de moments privilégiés pour observer, prendre le temps. Nous n’avons aucun pouvoir à part celui de lâcher prise et de se reconnecter au rythme de la Nature.
Les enfants le font naturellement, comme en témoigne leur fascination inépuisable pour l’observation des gouttes de pluie sur une vitre. Pour les adultes qui les accompagnent (parents ou professionnels), l’enjeu majeur est de préserver cette connexion à l’émerveillement. C’est en cultivant cette attitude que l’on stimule efficacement leur imagination, leur créativité et leur sens de l’observation.
Au quotidien, prendre le temps de se balader en ville, sur les chemins, en forêt pour se ressourcer avec son enfant. Même 15 minutes, après la crèche, ou le week-end, même dans le noir en hiver à la lampe de poche peut permettre de redécouvrir les choses autrement et se reconnecter. Lever la tête et observer les nuages, baisser les yeux pour dénicher l’infiniment petit sont autant de possibilités de s’émerveiller ensemble avec presque rien.
ZOOM SÉCURITÉ SUR LES MARRONS
Nous attirons votre attention sur ce que peuvent ramasser vos enfants. Les marrons sont toxiques s’ils sont portés à la bouche. L’ingestion de marrons peut provoquer une irritation de la gorge et/ou des troubles digestifs tels que des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements.
L’émerveillement réside également dans nos cinq sens : l’odeur de la terre ou du bitume après une averse, le murmure du vent dans les arbres, ou encore la chaleur dégagée par un mur après une chaude journée d’été. Ces
expériences extérieures, de petits plaisirs simples, impriment des souvenirs durables dans notre mémoire.
Prenons donc le temps d’accompagner nos enfants pour qu’ils puissent observer et vivre des expériences simples.


